Geoffroy Lab: Early warning signs of youth suicide

A study conducted by Dr. Marie-Claude Geoffroy found that emotional distress is often overlooked in childhood, suggesting a need for earlier mental health support in schools.


Drawing on a landmark 25-year study that followed Quebec children into adulthood, McGill University researchers have identified two distinct patterns in how suicidal thoughts emerge and the early signs that are often missed.

Suicidal thoughts are increasingly common among youth, but how they begin and what mental health symptoms often precede them are poorly understood, the researchers said.

The study, published in JAMA Psychiatry, analyzed data from the Quebec Longitudinal Study of Child Development,one of only two studies in the world to follow a large group of young people over time and repeatedly track suicidal thoughts.


“A striking finding is that parents and teachers often noticed the behavioural problems but overlooked the internal emotional distress.”

Marie-Claude Geoffroy, lead author, researcher at the Douglas Research Centre, associate professor in McGill’s Department of Psychiatry, and Canada Research Chair in Youth Suicide Prevention.

Age-appropriate support, including mental health programs in schools, could be especially effective in reaching children and teens at the right time, before suicidal thoughts take hold, he added.

Suicide is the second leading cause of death among youth and young adults in Canada, according to national data.


In addition to Dr. Geoffroy, Drs. Gustavo Turecki and Massimiliano Orri also contributed to this publication.

“Mental Health Antecedents and Correlates of 2 Distinct Developmental Pathways to Suicidal Ideation” by Marie-Claude Geoffroy, Sasha MacNeil and Vincent Paquin et al., was published in JAMA Psychiatry.

This research was supported by Quebec’s ministries of Health, Families, Education and Higher Education, the Lucie and André Chagnon Foundation, the Institut de la statistique du Québec, the Fonds de recherche du Québec, the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada and the Canadian Institutes of Health Research.

If you or someone you know is struggling, help is available. In Canada, you can call or text 988 to reach the Suicide Crisis Helpline, available 24/7 in English and French. For youth-specific support, contact Kids Help Phone at 1-800-668-6868, text CONNECT to 686868, or visit kidshelpphone.ca.

Labo Geoffroy : Signes précurseurs du suicide chez les jeunes

Une étude menée par Dre Marie-Claude Geoffroy montre que la détresse émotionnelle des jeunes passe souvent inaperçue, indiquant un besoin d’offrir du soutien psychologique plus tôt dans les écoles.


S’appuyant sur une étude phare au cours de laquelle on a suivi des Québécois et Québécoises pendant 25 ans, de l’enfance à l’âge adulte, une équipe de recherche du Douglas a cerné deux modèles d’apparition des idées suicidaires ainsi que les signes précurseurs qui, souvent, passent inaperçus.

Les idées suicidaires sont de plus en plus courantes chez les jeunes, mais leur installation et les symptômes de santé mentale qui, souvent, les précèdent sont mal compris, expliquent les scientifiques.

Publiée dans la revue JAMA Psychiatry, cette étude consiste en une analyse des données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec, l’une des rares études – il n’y en a qu’une seule autre dans le monde – au cours desquelles on a suivi un grand groupe de jeunes et recensé régulièrement leurs pensées suicidaires.


« Il est frappant de constater que les parents et les enseignants ont souvent remarqué les problèmes de comportement des enfants, mais pas leur détresse émotionnelle. »

Marie-Claude Geoffroy, auteure principale de l’étude, chercheuse au Centre de recherche Douglas, professeure agrégée au Département de psychiatrie de l’Université McGill et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale et prévention du suicide chez les jeunes.

Un soutien adapté à l’âge, comme les programmes de santé mentale dans les écoles, pourrait nous permettre d’intervenir chez les enfants et les adolescents de façon particulièrement efficace et au bon moment, soit avant que les pensées suicidaires ne s’installent, ajoute-t-il.

Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes et les jeunes adultes au pays, selon les données du gouvernement du Canada.

 


En plus de la Dre Geoffroy, les Drs Gustavo Turecki et Massimiliano Orri ont également contribué à ce travail.

L’article « Mental Health Antecedents and Correlates of 2 Distinct Developmental Pathways to Suicidal Ideation », par Marie-Claude Geoffroy, Sasha MacNeil, Vincent Paquin et coll. a été publié dans la revue JAMA Psychiatry.

L’étude a été financée par les ministères de la Santé, de la Famille, de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, la Fondation Lucie et André Chagnon, l’Institut de la statistique du Québec, le Fonds de recherche du Québec, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada.

Si vous-même ou un de vos proches êtes en détresse, vous pouvez obtenir de l’aide. Au Canada, appelez ou textez le 988 pour joindre en tout temps la Ligne d’aide en cas de crise de suicide, dont les services sont offerts en français et en anglais. Pour obtenir de l’aide adaptée aux jeunes, contactez Jeunesse, J’écoute au 1 800 668-6868, textez PARLER au 686868 ou rendez-vous sur jeunessejecoute.ca.