Sommeil et jeunes : cinq mythes tenaces

Voici cinq des mythes les plus courants déboulonnés par la chercheuse Reut Gruber, Ph.D.

Le sommeil est une période pendant laquelle le corps et le cerveau s’arrêtent pour se reposer et relaxer

Faux – Le corps et le cerveau effectuent en fait beaucoup de travail pendant notre sommeil, ce qui nous aide à récupérer et à rester heureux et en santé. Le sommeil joue aussi un rôle important dans la mémoire et l’apprentissage; pendant que nous dormons, nous consolidons toute l’information reçue pendant la journée.

Le sommeil est moins important que certains autres de nos besoins fondamentaux, comme manger

Faux – Retrancher même une heure d’une nuit de sommeil a de sérieuses répercussions sur notre santé, notre humeur et notre comportement au cours de la journée suivante. De plus, manquer de sommeil pendant une seule nuit suffit à affaiblir notre système immunitaire, ce qui augmente les risques d’attraper un virus ou une maladie.

Les adolescents ont besoin de moins de sommeil que les jeunes enfants

Faux – Il est aussi important pour les adolescents que pour les jeunes enfants d'avoir une quantité de sommeil suffisante. Même si les adolescents ont tendance à moins dormir que les jeunes enfants et qu'ils ont plus de diffiulté à s'endormir, un sommeil adéquat est nécessaire à leur développement et à leur bien-être.

Faire la grasse matinée la fin de semaine compense pour le manque de sommeil pendant la semaine

Faux – Il est important d’avoir des heures de coucher et de lever régulières toute la semaine, afin de conserver de saines habitudes de sommeil. Le fait de se lever tôt toute la semaine, puis de dormir tard la fin de semaine crée des horaires de sommeil irréguliers et déroute notre corps. Si, nous ne dormons pas assez, une nuit, il vaut mieux compenser ce déficit en faisant une courte sieste l’après-midi.

L’alcool et les sédatifs aident à dormir

Faux – Même si l’alcool nous aide à nous endormir facilement et rapidement, il perturbe en fait notre sommeil et nous empêche d’obtenir un sommeil profond et réparateur. Les somnifères peuvent causer des problèmes. Si on les utilise régulièrement et qu’on cesse d’en prendre, il devient difficile de s’endormir sans eux, ce qui amorce un cercle vicieux de dépendance aux somnifères.


Laboratoire de l'attention, du comportement et du sommeil (ACS)

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