Une étude révèle que les traitements contre la dépendance au jeu sont sous-utilisés au Québec

Adapté du texte de Keila De Pape, Université McGill

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université McGill et du Centre de recherche Douglas, sous la direction de l’auteure principale Dre Marie-Josée Fleury, révèle que les services publics spécialisés dans le traitement de la dépendance au jeu demeurent sous-utilisés au Québec, malgré leur gratuité.

En suivant plus de 2 300 personnes ayant un trouble du jeu sur une période de 13 ans, les chercheurs ont constaté que les patients recevaient moins de deux traitements en moyenne.

“Le trouble du jeu ne se règle pas en une seule intervention. Il nécessite souvent des soins soutenus et à long terme. Pour certains patients, il faut l’aborder comme une maladie chronique, comparable aux troubles liés à l’usage de substances.”

– Dre Marie-Josée Fleury

Les résultats montrent également que les personnes qui jouent en ligne et celles vivant avec des problèmes de santé mentale sont plus susceptibles d’avoir des admissions répétées en traitement. Les chercheurs soulignent la nécessité d’un dépistage et d’une intervention plus précoces, car les problèmes liés au jeu demeurent souvent invisibles et sont rarement abordés en contexte de soins.


À propos de l’étude

L’article « Factors Associated with the Frequency of Treatment Admissions Over a 13-Year Period Among Patients with Gambling Disorder », de la Dre Marie-Josée Fleury, Ovidiu Tatar et leurs collègues, a été publié dans le Journal of Gambling Studies. L’étude a été financée par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture.