Le Programme de recherche de la Société Alzheimer a annoncé l’octroi de plus de 4,1 millions de dollars à 31 chercheuses et chercheurs canadiens en 2026.
Parmi les récipiendaires figurent la Dre Mahsa Dadar, chercheuse au Douglas, et Anna Marier, étudiante au doctorat au Douglas, dont les projets de recherche ont été sélectionnés pour leur potentiel à faire avancer les connaissances sur la maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs.
Cette initiative est rendue possible grâce à la générosité des donateurs et au soutien de partenaires tels que la Fondation Brain Canada.
Dre Mahsa Dadar – Subvention d’exploitation pour la relève scientifique

Titre : Maladie d’Alzheimer : incidence des inégalités socioéconomiques, du réseau de soutien et de la résilience cognitive
Résumé
La maladie d’Alzheimer affecte des centaines de milliers de gens au Canada, mais elle ne touche pas tout le monde de manière égale. Les personnes âgées noires, hispaniques et celles à revenu modeste présentent souvent des taux plus élevés de troubles neurocognitifs que le reste de la population, sans que l’on comprenne pleinement pourquoi. D’autres personnes, chez qui on observe des degrés semblables de changements cérébraux, conservent de bonnes capacités cognitives; c’est ce qu’on appelle la « réserve cognitive ». Ce projet de recherche examinera en quoi des facteurs tels que la scolarité, le revenu, la qualité du quartier et le réseau de soutien ont une incidence sur la santé du cerveau et les processus cognitifs de différents groupes raciaux et ethniques. Il vise à cerner les facteurs de protection les plus déterminants pour chaque groupe. Les résultats aideront les médecins, les professionnel·les de la santé et les organismes communautaires à élaborer des stratégies améliorées, mieux adaptées aux besoins de chaque groupe, pour garantir l’égalité des chances en matière de santé cognitive et d’autonomie au fil du vieillissement.
Anna Marier – Bourse de doctorat

Titre : Vers de nouvelles références pour la détection précoce et le suivi abordable des biomarqueurs principaux de la maladie d’Alzheimer à l’aide de mesures de pointe des troubles du langage
Résumé
Au cours des quatre prochaines années, on élaborera et validera trois exercices sensibles aux changements subtils dans (a) la façon dont les personnes s’expriment et (b) leur capacité à bien identifier des personnes et des objets.
Le projet vise à détecter les tout premiers changements cérébraux que la maladie d’Alzheimer est susceptible de provoquer. On espère ainsi proposer une méthode fiable de détection précoce de la maladie, adaptée au dépistage à l’échelle de la population en raison de la nature peu coûteuse, non invasive, rapide et accessible en région éloignée de cette méthode. La procédure, qui fournira des résultats instantanés, sera réalisée à l’aide d’une tablette et mise gratuitement à disposition des clinicien·nes du pays. Au-delà de l’utilité diagnostique du test, son administration répétée devrait également permettre de suivre l’évolution de la maladie au fil du temps.
Après la phase de conception, un examen de l’efficacité et des caractéristiques du test sera réalisé à la lumière d’une comparaison aux méthodes existantes et des difficultés signalées.
Félicitations à la Dre Mahsa Dadar et à Anna Marier!
