Des troubles alimentaires difficiles à repérer – Dre Linda Booij
Publié le: 2026-05-19 08:00
2 juin 2026,
Un article publié dans Le Devoir met en lumière une réalité encore peu connue : les troubles alimentaires atypiques. Contrairement aux idées reçues, il est possible de souffrir d’anorexie ou d’autres troubles alimentaires sans présenter d’insuffisance pondérale. Pourtant, ces formes atypiques entraînent une détresse psychologique tout aussi importante que les troubles alimentaires plus connus.
À l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, près d’un patient sur quatre traité pour un trouble alimentaire reçoit un diagnostic d’« autre trouble de l’alimentation ou de l’ingestion d’aliments spécifié » (ATAIA). Selon la psychologue et chercheuse Linda Booij, ces troubles représenteraient près de la moitié de l’ensemble des troubles alimentaires dans le monde.
« Il faut donc prendre le diagnostic ATAIA autant au sérieux que les autres. »
– Dre Linda Booij
Les recherches menées par Dre Booij auprès de plus de 800 patients traités entre 2018 et 2025 montrent que les personnes vivant avec un trouble alimentaire atypique présentent des niveaux d’anxiété et de dépression comparables à ceux observés dans les formes plus classiques de troubles alimentaires.
L’article souligne également l’importance de déconstruire certains stéréotypes persistants. Les troubles alimentaires ne touchent pas uniquement les jeunes femmes et ne sont pas toujours associés à une faible masse corporelle. Ils peuvent affecter des personnes de tous âges, de tous genres et de tous horizons.
« On entend, par exemple, qu’il faut être mince ou maigre pour demander de l’aide. Mais ce n’est pas le cas. »
– Dre Linda Booij
Des troubles alimentaires difficiles à repérer – Dre Linda Booij
Media: Site internet
Source: Le Devoir