Laboratoire de Suzanne King

Le laboratoire dirigé par Suzanne King travaille présentement sur deux projets de recherche.

Le projet Verglas

Le Projet Verglas a débuté en 1998, année où le Québec a été frappé par l'une des pires tempêtes de verglas de son histoire. Son principal objectif est d'étudier les conséquences développementales du stress maternel prénatal chez les enfants, notamment aux niveaux cognitifs, comportementaux, moteurs et physiques. 

Ce programme de recherche inclut trois études qui utilisent les désastres naturels en tant qu’évènement de stress indépendant avec une répartition des niveaux d’exposition quasi randomisée.

  1. Le Projet Verglas suit des femmes qui étaient enceintes durant la crise du verglas au Québec en 1998, et leur enfant qui fêteront leur 14ième année en 2013.
     
  2. L’Iowa Flood Study suit une cohorte similaire exposée aux inondations en juin 2008 avec des évaluations des enfants à 4 ans prévues pour 2012
     
  3. L’étude QF2011 étudie les femmes exposées aux inondations à Queensland, en Australie, en 2011, et leur bébé. Des évaluations à l’âge de 16 mois sont prévues pour 2012.

L’Iowa Flood Study et QF2011 ont l’avantage d’inclure des données psychosociales recueillies avant les inondations et QF2011 comporte des échantillons biologiques recueillis à la naissance. 

Le Projet Verglas a démontré que le stress maternel objectif et subjectif a des effets importants et à long terme sur plusieurs domaines du développement des enfants tels que le QI, les symptômes reliés à l’autisme, la coordination bilatérale et la structure du cerveau. Plusieurs de ces associations sont modérées soit par le trimestre d’exposition durant la gestation ou le sexe de l’enfant.

Pour plus d'information sur le Projet Verglas, écoutez l'entrevue qu'a accordé Suzanne King à l'émission Desautels en janvier 2013 (l'entrevue commence à 39'50)

Les facteurs de risque de la schizophrénie

L'équipe de recherche de Suzanne King recueille aussi une variété de données sur des populations psychiatrisées afin de déterminer les facteurs de risques associés à la schizophrénie :

  • le stress prénatal
  • les complications obstétriques
  • un trauma subi pendant l'enfance
  • l'usage de cannabis
  • certains gènes, etc.

Nous étudions aussi la relation entre les rechutes et les Émotions Exprimées (EE). Les EE sont un concept psychologique qui combine les commentaires critiques d'un membre de la famille et son surengagement émotif. L'interprétation la plus répandue a toujours été que les parents avec des EE élevées provoquent un stress chez les patients, aggravant ainsi les symptômes schizophrènes jusqu'à la rechute. Mais des études menées au laboratoire ont montré que les EE était plutôt le reflet de la sévérité de la maladie du patient, et non celui d'une attitude nocive de la part de la famille.


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